Chaque jour est une aventure à Canada Pooch

Chaque jour est une aventure à Canada Pooch

Duncan occupe un des emplois les plus importants au monde (enfin, selon lui). Il est responsable des courses, de la R-D, du contrôle de la qualité, de l’essayage, de la gestion des déchets, du réseautage avec ses collègues (Bella, Maddie, Dexter, Molly et Romie), des câlins et, bien sûr, il donne l’alerte lorsque le messager UPS arrive au bureau.

Vous l’aurez compris, Duncan est un carlin croisé, et ses « collègues » sont les chiens qui animent les bureaux de Canada Pooch, une prometteuse entreprise de vêtement canins de Toronto.

Canada Pooch voit le jour en 2011 lorsque Jacqueline Prehogan, comptable de formation et amoureuse des chiens, et son partenaire, Isaac Langleben, constatent que malgré la demande croissante de manteaux d’hiver de qualité chez les humains, il n’existe pas de produits équivalents pour le meilleur ami de l’homme.

« Les chiens ont eux aussi le droit de détester le froid, déclare Mme Prehogan en riant. Autour de moi, tout le monde portait des super vêtements d’hiver, mais je ne trouvais rien pour mes chiens. » Elle décide donc de créer une collection de vêtements pour chiens fonctionnels, élégants et parfaitement adaptés aux longues promenades hivernales.

Comme elle en savait très peu sur la création de vêtements, Mme Prehogan, entrepreneure typique de la génération Y, se tourne vers Craigslist pour trouver de l’aide. Parmi toutes les réponses à son annonce, elle retient celle d’un étudiant de Université de l’École d’art et de design de l’Ontario (EADO), cynophile comme elle. Après quelques essais, ils produisent le premier échantillon de leur produit phare, le manteau Winter Wilderness. Ils sont prêts à se lancer en affaires.

Assis. Couché. Bon chien.

Gibbs porte fièrement l’imperméable Storm Slicker de Canada Pooch

Gibbs porte fièrement l’imperméable Storm Slicker de Canada Pooch

Tout comme le dressage de chiens, la création d’une entreprise demande énormément de persévérance. Mme Prehogan et M. Langleben connaissent les chiffres et savent qu’ils ont un bon produit; il leur reste à trouver des distributeurs. Les entrepreneurs le savent, la règle numéro un consiste à ne jamais baisser les bras. Mme Prehogan se lance donc dans la prospection à froid. « Combien j’ai fait d’appels? Je ne sais pas, mais ça m’a paru infini », se souvient-elle.

Ses efforts sont récompensés quand Canada Pooch retient l’attention de joueurs importants de l’industrie. En peu de temps, l’entreprise prospère.

L’aventure de l’exportation

Canada Pooch sait qu’à cause du caractère saisonnier de ses produits, il lui faut exporter pour grandir. C’est en 2012, dans un salon professionnel, que l’entreprise trouve son premier client étranger, un distributeur russe d’articles pour animaux. C’est la joie.

« Notre première expérience d’exportation ne s’est pas faite sans mal, précise Mme Prehogan. Les douanes russes nous ont donné du fil à retordre. En plus, nous avons dû faire transiter nos échantillons par la Finlande, ce qui implique une sérieuse barrière linguistique. Nous avons toutefois beaucoup appris. »

Depuis, Canada Pooch exporte dans d’autres pays d’Europe, mais se concentre surtout sur les États-Unis. « L’économie américaine a renoué avec la croissance, ce qui constitue une occasion en or de nous développer », explique Mme Prehogan. L’entreprise a déjà signé des contrats avec des gros noms et poursuit activement la conquête de ce marché.

Pour soutenir sa croissance, Canada Pooch s’est tournée vers Exportation et développement Canada (EDC). En effet, ses vêtements doivent être produits au moins quatres mois avant la livraison, d’où une pression importante sur son fonds de roulement. Grâce au Programme de garanties d’exportations (EGP), EDC a pu s’associer à la banque de Canada Pooch, ce qui a permis à l’entreprise d’accéder aux fonds de roulement additionnels requis.
Ainsi, l’entreprise a pu maintenir sa production anticipée et répondre à la demande de ses distributeurs, et ce, sans devoir casser sa tirelire.

« Ce qui m’impressionne vraiment chez les gens de Canada Pooch, c’est leur savoir-faire, raconte Shannon McLuhan, directrice de comptes à EDC. Cette jeune entreprise sait décoder le marché et les désirs de ses clients. Nous sommes heureux de soutenir sa croissance pour voir ce que l’avenir lui réserve. »

« La garantie d’EDC nous a beaucoup aidés à nous développer, confirme Mme Prehogan. Nous pensons maintenant nous tourner vers des marchés comme la Corée du Sud. Quelle aventure! »

Catégories Fabrication

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