7 façons d’augmenter votre fonds de roulement pour stimuler vos exportations

7 façons d’augmenter votre fonds de roulement pour stimuler vos exportations

En tant qu’exportateur, vous savez bien que votre succès sur les marchés étrangers repose en grande partie sur la santé de votre fonds de roulement. Et comme la plupart des entreprises qui font affaire à l’international, vous faites appel à votre banque lorsque vous avez besoin de financer vos activités hors du Canada. Cependant, si votre volume d’activités gonfle rapidement, que vous décrochez des contrats de plus en plus importants ou que vous investissez dans des actifs à l’étranger, vos besoins en fonds de roulement pourraient augmenter soudainement.

Vous vous poserez sans doute la question : comment dénicher les fonds nécessaires pour soutenir cette croissance? Voici quelques pistes de réponse courantes :

  1. Demander une plus grande marge de crédit opérationnelle à votre banque. Il pourrait s’agir d’une simple augmentation de votre marge de crédit existante. Vous pourriez aussi demander une nouvelle marge liée à un ou plusieurs contrats en particulier, peut-être en donnant vos stocks ou vos travaux en cours comme garantie. Selon l’estimation de votre capacité d’emprunt et de la valeur de votre sûreté faite par votre banque, ce pourrait être la solution la plus simple.
  2. Adosser votre marge à des créances à l’étranger. Votre banque adosse probablement déjà votre marge à vos créances sur le marché canadien, alors pourquoi pas à celles sur le marché extérieur? Elle le peut, mais beaucoup de banques hésitent à le faire, car les transactions à l’étranger présentent un risque de non-paiement plus élevé.
  3. Adosser votre marge à des stocks à l’étranger. Si vous avez des stocks à l’étranger, vous êtes peut-être en mesure d’emprunter sur un pourcentage de leur valeur. Mais, là encore, votre banque pourrait se montrer réticente en raison du risque que cela représente.
  4. Adosser votre marge à des crédits de R-D. Si votre entreprise est dotée d’un service de R-D et que vous recevez des crédits d’impôt pour ses dépenses, vous pouvez demander à votre banque de les prendre en garantie. Par contre, certaines banques considèrent que c’est trop risqué.
  5. Demander un prêt pour financer vos dépenses d’investissement. Si vous avez à réaliser des investissements en capital dans votre entreprise, par exemple pour agrandir vos installations de production au Canada afin de suivre l’évolution de la demande, vous pourriez faire appel à votre banque pour ce genre de financement. Si le montant du prêt ne dépasse pas votre capacité d’emprunt, vous aurez probablement le feu vert.
  6. Demander un prêt pour financer des acquisitions à l’étranger. Supposons que vous décidiez de pénétrer un marché étranger en y achetant des actifs. Vous chercherez probablement à obtenir le soutien financier de votre banque pour la transaction. Ce sera possible si vous avez une capacité d’emprunt suffisante ou que votre banque accepte les actifs à l’étranger comme sûreté.

Vous comprenez l’idée? Il y a deux façons d’obtenir le fonds de roulement dont vous avez besoin : soit votre capacité d’emprunt inutilisée est suffisante, soit vous donnez une garantie que votre banque accepte. Supposons maintenant que vos besoins dépassent ce que votre banque veut bien vous accorder, peu importe ce que vous offrez en retour. Cette situation peut survenir même si on ne vous a jamais refusé du crédit auparavant, et même si vos affaires à l’étranger vont à merveille; il en va simplement du niveau de risque que votre banque accepte. Mais si votre banque vous dit non, est-ce la fin des haricots?

Pas nécessairement. Bien des exportateurs canadiens se sont retrouvés dans une telle situation. Ils ont découvert une solution qui fonctionnait et pour eux, et pour leur banque : le Programme de garanties d’exportations (EGP) d’Exportation et développement Canada (EDC).

  1. Aux termes de son Programme de garanties d’exportations (EGP), EDC couvre le financement demandé à votre banque, qui sera donc plus encline à augmenter votre fonds de roulement pour vos activités à l’étranger. L’EGP est très flexible : il est compatible avec de nombreux scénarios de financement, dont les six que vous venons d’examiner.

Une garantie EGP est parfois déterminante pour concrétiser une transaction potentielle. Ce fut le cas pour FourQuest Energy, une entreprise d’Edmonton qui offre aux industries du pétrole et du gaz naturel des services de pré-mise en service, de mise en service et d’entretien de diverses installations, par exemple des raffineries.

« En 2010, nous cherchions à obtenir notre premier contrat international, qui consistait à effectuer la pré-mise en service d’une raffinerie au Kazakhstan », se rappelle Nik Grgic, président de l’entreprise. « La valeur du contrat était importante… comparable à notre chiffre d’affaires de l’époque, en fait. Nous avions donc besoin d’un prêt pour acheter l’équipement nécessaire. Sans la garantie du Programme de garanties d’exportations d’EDC, nous n’aurions jamais pu obtenir ce prêt et n’aurions jamais pu accumuler assez de fonds pour ce projet. » Pour en savoir plus, consultez l’étude de cas sur FourQuest Energy.

Bref, si votre entreprise exporte ou investit à l’étranger et qu’elle a besoin d’un fonds de roulement plus élevé pour assurer sa croissance, jetez donc un œil à l’EGP : vous pouvez vous renseigner sur le programme en visionnant cette vidéo de Parlons commerce que j’anime avec ma collègue Dominique Bergevin, ou encore télécharger la brochure détaillée d’EDC au sujet de l’EGP.

La croissance de votre entreprise vous a-t-elle déjà posé problème en raison d’un manque de fonds de roulement? Comment vous en êtes-vous sorti? Faites-nous part de votre expérience et de vos commentaires!

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