Offerte par bugatti-sedona Inc

De la patinoire au bureau de direction, et plus loin encore…

Un ancien joueur de hockey et ses associés lancent bugatti-sedona sur les circuits mondiaux

Un accident allait empêcher Benoit Larose de jouer pour l’équipe de la « Roue ailée », mais il allait devenir propriétaire d’une Bugatti…

Il avait été repêché par les Red Wings de Detroit, mais Benoit Larose a vu sa vie changer radicalement lorsqu’une blessure a stoppé net son ascension dans la LNH. Lui qui portait de l’équipement de hockey CCM est devenu l’un des leaders au sein de la division Marketing de Reebock-CCM. Or, les qualités qui l’avaient rendu exceptionnel sur la glace l’ont très bien servi dans le monde des affaires, et 15 ans au service de la compagnie avaient fait de lui un homme d’affaires aguerri.

C’est pourquoi lorsqu’Andrew Hattem, personne dont il avait récemment fait la connaissance et qui avait des antécédents similaires en hockey, l’a invité à se joindre à lui pour acheter la compagnie montréalaise bugatti-sedona Inc. (bugatti), M. Larose était prêt à faire le saut, et cette fois-ci, aucune blessure ne l’arrêterait.

D’excellents produits, de nouveaux propriétaires, une nouvelle vision

Depuis 1940, bugatti était entre les mains de la famille Lis, qui s’était forgé une excellente réputation en conception et distribution, notamment de sacs, d’accessoires divers et de bagages. Près de 75 ans plus tard cependant, aucun des successeurs ne désirait en prendre les rênes, et la famille cherchait donc à vendre.

En 2013, MM. Larose, Hattem et un autre jeune entrepreneur en devenaient propriétaires, et y apposaient immédiatement leur sceau.

« Après tant d’années dans l’industrie, la marque bugatti était devenue synonyme de qualité, de durabilité et de richesse des matériaux », souligne M. Larose, aujourd’hui premier vice-président de bugatti. « Du coup, lorsque la possibilité de l’acheter s’est présentée, nous avons sauté sur l’occasion pour profiter de la réputation de cette grande marque, mais aussi parce que nous avions l’énergie nécessaire pour la faire croître et l’amener à de nouveaux sommets. »

La chimie a vite opéré au sein de l’équipe de direction, dont les trois membres démontraient esprit de compétitivité et ambition, ce qui donnait une parfaite ligne d’attaquants. Ils voulaient faire progresser la compagnie, et pour ce faire, ils savaient qu’ils devaient se tourner vers les marchés étrangers.

« Le Canada est un pays formidable pour de nombreuses raisons : son immensité, ses paysages magnifiques et son incroyable population. Mais, lorsqu’on regarde le paysage commercial, l’horizon est limité. Pour croître comme entreprise, il fallait se tailler une plus grande part de marché et aller au-devant de plus de consommateurs. Nous devions donc dépasser nos frontières », explique M. Larose.

Des acquisitions pour servir de piliers sur les nouveaux marchés

Avec à l’esprit l’idée de faire des acquisitions, mais propriétaires d’une petite entreprise, ils avaient besoin de fonds de roulement additionnels pour que ce type d’expansion soit possible. L’institution financière de bugatti, Desjardins, était prête à leur fournir les capitaux mais ils devaient trouver un garant pour partager les risques d’un prêt à une petite entreprise.

C’est là où Exportation et développement Canada (EDC) est entrée en jeu et a pu les aider, en fournissant à Desjardins une garantie d’exportation, un produit de partage des risques qui donne aux banques la confiance nécessaire pour offrir aux exportateurs un meilleur accès au fonds de roulement.

En mai 2014, la première garantie étant en place, bugatti a acquis Stebco and Bond Street Ltd, bagagiste montréalais dont les ventes étaient principalement destinées aux États-Unis. Moins de trois mois plus tard, grâce à une deuxième garantie, l’entreprise se lançait sur le marché européen en acquérant le permis mondial pour bugatti The European brand, détenu par la compagnie allemande bugatti Holding Brinkmann GmbH & Co. KG.

« Voir bugatti passer de pratiquement zéro exportations à ce type d’expansion internationale en si peu de temps a été assez spécial », fait remarquer Pier-Luc Beauchamp, directeur de comptes pour bugatti à EDC. « Cela montre bien que devenir exportateur n’est pas aussi complexe et fastidieux que beaucoup de petites entreprises semblent le croire. C’est l’étape suivante à suivre, très tangible et dont les retombées peuvent être considérables. »

Grâce en grande partie à ces acquisitions, les membres de la nouvelle équipe de direction ont pu voir leur chiffre d’affaires croître de plus de 20 % en moins de deux ans, et ils n’ont pas l’intention de s’arrêter là. La reprise de l’économie aux États-Unis les encourage à stimuler les ventes sur ce marché et, ailleurs, ils cherchent à renforcer leur position sur le marché européen et à s’attaquer aux marchés du Moyen‑Orient et de l’Amérique du Sud.

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