Exporter le divertissement – Plus d’un demi-million de joueurs de partout chaque mois pour Big Viking Games

Exporter le divertissement – Plus d’un demi-million de joueurs de partout chaque mois pour Big Viking Games

Lorsque Big Viking Games a vu le jour en 2011, c’était une toute petite entreprise de quatre personnes établie à London, en Ontario, et dirigée par ses fondateurs, Albert Lai et Greg Thomson. M. Lai est un créateur d’entreprises en série – celle-ci est sa sixième –, alors que M. Thomson fait figure de pionnier des jeux gratuits, ceux sur Facebook plus particulièrement.

Le partenariat allait de soi. Seulement cinq ans plus tard, l’entreprise emploie plus de 100 personnes; environ 25 travaillent à ses bureaux de Toronto et 75 au siège social de London. La paire s’est tournée vers l’Ontario vu son important bassin de talents dans les technologies et les crédits d’impôt et subventions qu’elle offre aux sociétés. Elle a choisi d’établir son premier studio à London, engageant vite jusqu’à 15 employés pour développer FishWorld, un jeu d’aquarium virtuel sur Facebook.

Depuis, l’entreprise a fait plusieurs acquisitions, dont YoWorld (YoVille à l’origine) de Zynga. En décembre 2015, elle a acheté Gallop Labs, entreprise torontoise en démarrage spécialisée en science des données et en marketing.

« Nous avions grand besoin de l’expertise en science des données de l’équipe de Gallop Labs; cette expertise nous permettra d’améliorer nos jeux à succès et d’en créer de nouveaux qui se démarquent », souligne John Gardiner, directeur des activités de l’entreprise à Toronto. « Nous sommes fiers d’être les seuls à avoir acquis un titre de Zynga. »

Si Big Viking a créé nombre de nouveaux jeux, la popularité de ses originaux ne faiblit pas; ils génèrent de plus en plus de recettes chaque mois.

« Je crois que ce qui a réellement fait notre renommée sont nos deux titres sur Facebook, mais nous avons aussi une solide équipe de recherche et développement qui élabore des jeux en HTML5 », ajoute M. Gardiner. « Le concept : pouvoir jouer à partir de n’importe quel navigateur ou appareil mobile et vivre une expérience identique, en temps réel et sans aucune installation requise. C’est incroyablement prometteur; selon nous, là se trouve l’avenir du divertissement mobile. »

Mais comment le développement de jeux gratuits peut-il être rentable? Par la vente d’articles à même le jeu.

« Nos jeux sont axés davantage sur le contenu que Candy Crush, par exemple, et c’est pourquoi ils sont si populaires », affirme M. Gardiner. « Dans YoWorld, le joueur a une maison à décorer et un personnage à habiller. Nous vendons de tout : décorations, vêtements, coiffures. À l’occasion de chaque fête, des assortiments de costumes sont offerts. Des milliers d’articles sont en vente pour que le joueur modifie son personnage à sa guise, ou son aquarium dans le cas de FishWorld. Comme leur contenu prime, nos jeux sont des biens sans cesse renouvelables. »

Aujourd’hui, plus de 500 000 personnes de plus de 200 pays – dont 55 % d’Américains – jouent à au moins un des jeux de l’entreprise chaque mois.

Outre les articles vendus dans le jeu, la publicité constitue l’autre source de revenu de l’entreprise.

« Nous pourrions diffuser des publicités pour d’autres jeux ou produits – nous l’avons d’ailleurs déjà fait dans certains jeux –, mais en moyenne, 95 % de nos revenus proviennent des achats intégrés. »

Au fil des ans, l’entreprise a profité du soutien d’EDC et reçu des fonds destinés aux exportateurs canadiens voulant participer à des congrès sectoriels.

« Nous avons misé sur beaucoup d’activités de réseautage et sur la visite d’entreprises asiatiques et européennes au Canada à la recherche de partenaires », souligne M. Gardiner. « Nous avons fait des rencontres très intéressantes de cette façon. »

Par ailleurs, l’entreprise espère faire progresser la normalisation du secteur. « Notre secteur est tout nouveau. Dans la prochaine année, nous comptons solliciter davantage de soutien pour que soient définies des politiques gouvernementales, car le secteur est là pour rester », ajoute M. Gardiner.

Catégories Technologies et télécommunications

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