Mexique à la veille du 20e anniversaire de l’ALENA

Mexique à la veille du 20e anniversaire de l’ALENA

Rares sont ceux qui réalisent que le Mexique est aujourd’hui le cinquième marché à l’exportation du Canada et qu’il est largement bénéficiaire de l’investissement canadien direct à l’étranger.

Je chapeaute l’équipe d’EDC au Mexique depuis quatre ans et, en ce court laps de temps, j’ai été témoin d’un marché en forte expansion. Rares sont ceux qui réalisent que le Mexique est aujourd’hui le cinquième marché à l’exportation du Canada et qu’il est largement bénéficiaire de l’investissement canadien direct à l’étranger.

Depuis le lancement de l’ALENA, il y aura 20 ans en 2014, les échanges bilatéraux entre le Canada et le Mexique ont plus que quadruplé, atteignant plus de 30 milliards de dollars américains en 2012 notamment.

Les exportateurs canadiens au Mexique sont issus de tous les secteurs clés, surtout les mines, le pétrole et le gaz, l’automobile, l’aéronautique, l’infrastructure et les équipements industriels. Par exemple, les investissements canadiens dans le secteur minier représentent près des trois-quarts des investissements miniers au pays.

Dans le secteur de l’aéronautique, le Mexique devient rapidement un marché stratégique des fournisseurs de pièces, qui se « regroupent » autour des grands avionneurs – tout comme dans l’automobile. Plus de 260 entreprises évoluent aujourd’hui ici dans cette industrie, soit bien plus du double qu’il y a cinq ans.

En ce qui concerne le secteur automobile, EDC a récemment organisé une séance de jumelage, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, lors du congrès de l’APMA (pièces d’auto) tenu à Windsor, en Ontario. Onze compagnies ontariennes ont ainsi pu rencontrer les représentants de SISAMEX, une importante entreprise mexicaine de pièces d’auto, lesquels nous ont dit avoir déjà demandé des devis à six d’entre elles.

De même, nous avons de solides relations, notamment de financement, avec de grandes compagnies, dans de nombreux secteurs d’intérêt pour les fournisseurs canadiens. Ces dix dernières années, EDC a fourni pour plus de 20 milliards de dollars de financement et d’assurances, dont tant les firmes canadiens que leurs partenaires mexicains ont pu profiter.

mexico_why_fr

De plus en plus d’exportateurs canadiens investissent au Mexique, non seulement pour mieux servir ce marché, mais aussi pour s’en servir comme tremplin vers des tiers pays. Ce n’est guère surprenant quand on sait que le Mexique a conclu de nombreux accords de libre-échange permettant l’accès à 44 pays et qu’il jouit d’une main-d’oeuvre qualifiée et d’une assez bonne infrastructure.

Le gouvernement mexicain a récemment lancé un nouveau plan d’infrastructure sur six ans, qui vise à investir plus de 300 milliards de dollars en projets divers, notamment : chemins de fer, métros, ports, aéroports, routes, pipelines, réseaux de télécommunications et centrales électriques.

Le Canada est au quatrième rang des investisseurs étrangers au Mexique. On compte quelque 2 500 sociétés affiliées de compagnies canadiennes, comme Goldcorp, Bombardier, TransCanada et la Banque Scotia.

Tous les pays ont des défis à relever, et la récente hausse de la corruption et de la violence criminelle dans certaines régions mexicaines pourrait entraver la croissance du volume d’affaires. Toutefois, les autorités cherchent véritablement à améliorer le tissu social du pays et à maîtriser la situation.

Mes propres expériences au Mexique ont été extrêmement fructueuses. Il est relativement facile d’établir des relations ici lorsqu’on respecte la culture. Et c’est encore plus facile quand on fait équipe avec des gens formidables à EDC, comme nos directeurs régionaux : Arturo Garduno (agarduno@edc.ca) à Monterrey, et Teresa Nizzola (tnizzola@edc.ca), en poste depuis peu à Mexico.

Johane Séguin est la représentante en chef pour le Mexique à EDC, en poste à Mexico

Catégories Exportation, Mexique

Comments are closed.

Affichages connexes