Le projet Gemini

Northland Power : des déchets à l’énergie éolienne

Histoire d’un pilier canadien de la production d’électricité devenu une société mondiale finançant le deuxième parc éolien en mer en importance sur la planète, le projet Gemini.

Née dans le sillage des écotechnologies, l’entreprise ontarienne Northland Power a fort prospéré depuis qu’elle a vu le jour : si son tout premier contrat consistait à régler les problèmes de déchets pour la scierie d’une petite ville, elle détient aujourd’hui une participation majoritaire dans le projet Gemini, le deuxième parc éolien en mer en importance sur la planète.

Couvrant une superficie de 64 kilomètres carrés dans les eaux peu profondes de la mer du Nord, le parc éolien de Gemini générera suffisamment d’énergie non polluante pour répondre à la demande annuelle de 1,5 million de personnes, tout en réduisant de 1 250 000 tonnes les émissions annuelles de CO2. D’une valeur de 2,8 milliards d’euros, ce parc éolien en mer est le plus important jamais financé. Northland, après d’humbles débuts en Ontario, détient aujourd’hui 60 % du projet multinational.

« Pour nous, c’est tout un accomplissement », se réjouit Paul Bradley, chef de la direction financière de Northland. « Nous avons commencé en 1987 avec des projets de production d’électricité relativement petits en Ontario, au Québec et en Saskatchewan, et nous sommes aujourd’hui reconnus comme une source de financement de projets et pour notre expertise dans des projets d’envergure mondiale comme Gemini. »

« C’est dire à quel point notre entreprise s’est développée. Mais la taille et la capacité de Gemini reflètent également la demande croissante en énergie éolienne. Nous sommes impatients de saisir d’autres occasions dans le secteur des écotechnologies », ajoute-t-il.

Avant de s’attaquer à des projets de l’ampleur de Gemini, Northland s’est d’abord fait les dents sur des projets au Canada, de la transformation d’un site minier abandonné en la plus importante batterie d’accumulateurs au Canada jusqu’à la résolution des problèmes de résidus d’une scierie ontarienne grâce à l’utilisation des déchets pour alimenter la première centrale thermique du Canada à se servir de copeaux de bois non traités comme carburant. En 27 ans d’activité, Northland a toujours respecté les délais et les budgets.

Le projet Gemini

Toutefois, un projet international de l’envergure de Gemini pose des difficultés de financement et de planification sans commune mesure avec les difficultés soulevées par les projets nationaux de Northland. Voilà où EDC a pu apporter son aide : outre des conseils, elle a offert à l’entreprise un financement de 125 millions d’euros, le prêt le plus important accordé par EDC dans le secteur de l’énergie éolienne.

« Les entreprises canadiennes comme Northland possèdent le potentiel voulu pour devenir des leaders mondiaux du secteur, et EDC veut investir dans ce type d’entreprises afin de les aider à chaque étape de leur développement », explique Al Hamdani, vice-président, Financement structuré et Financement de projets d’EDC.

« Lorsque Northland se développe, elle accroît du même coup le potentiel de tout le secteur canadien des écotechnologies, ce qui s’avère une importante retombée économique. Et d’un point de vue environnemental, ces technologies constituent un bon investissement, car elles auront des répercussions positives sur la planète pour des décennies à venir », ajoute-t-il.

En 2012, les revenus de l’industrie canadienne des écotechnologies s’établissaient à 9,1 milliards de dollars, et ils devraient atteindre 60 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Northland est bien positionnée pour profiter de cette croissance continue. Elle s’est donné comme objectif stratégique de continuer à étendre ses activités à l’étranger, surtout en Amérique latine et en Europe du Nord.

Si Northland continue de se développer et d’élargir ses activités, elle n’en continuera pas moins de suivre la recette à l’origine de sa réussite : être écoresponsable, novatrice et disciplinée.

Outre EDC, dix banques commerciales internationales, notamment la Banque de Montréal et la CIBC, ont participé au financement sous la forme d’un prêt à terme d’une valeur de 2,8 milliards d’euros. Parmi les parrains du projet, citons Siemens, Van Oord Dredging & Marine Contractors BV ainsi que N.V. HVC. Chaque parrain a apporté une contribution de 400 millions d’euros sous forme de capital-actions.

Northland a été récemment nommé « 2013 North American Sponsor of the Year » par Project Finance, une publication dédiée à l’industrie d’energie.

Voir aussi : EDC accorde à la société torontoise Northland Power un financement de 125 millions d’euros pour la construction du deuxième parc éolien mondial

Catégories Ecotechnologies, Europe, Mines et énergies

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