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Mio Global : Au cœur de la réussite

Tous les coureurs le confirmeront, et Mio Global le sait très bien : les sangles pectorales qui suivent le rythme cardiaque sont encombrantes et agaçantes. Les sportifs les essaient quand même, la fréquence cardiaque étant un indicateur clé de la condition physique, mais ces sangles aboutissent presque toujours dans les ventes de garage. Que voulez-vous, elles ne sont pas pratiques

Comme le secret de la Caramilk, celui du moniteur de fréquence cardiaque intégré a longtemps échappé aux fabricants d’équipement de sport, jusqu’à ce que Mio Global, une entreprise de Vancouver, le perce.

« Avant, pour mesurer son rythme cardiaque, il y avait seulement les sangles, » explique Antonio Arciniega, chef de la direction financière de Mio Global. « Le problème, c’est qu’elles sont inconfortables, surtout pour les femmes. C’est pourquoi les gens n’en portent pas, et c’est dommage, parce que la fréquence cardiaque est le meilleur indicateur de la condition physique et du degré d’entraînement requis. »

Mio s’est attaquée à ce défi et a découvert comment mesurer les battements au poignet, permettant ainsi d’utiliser une montre pratique, voire un simple bracelet. Une percée qui n’a pas échappé à un géant du secteur.

Garmin, un chef de file du conditionnement physique, a récemment conclu un accord de licence avec Mio pour intégrer cette technologie tant désirée à ses montres Forerunner 225, qui permettent aux coureurs de connaître en un clin d’œil leur zone cardiaque et le nombre de battements par minute.

Selon M. Arciniega, le plus difficile a été de trouver comment mesurer le rythme cardiaque d’une personne en mouvement. Pour régler le problème, l’équipe a conçu un capteur optique qui envoie un rayon lumineux sur la peau et mesure la quantité de lumière réfléchie. Le capteur détecte les changements dans le débit sanguin au poignet, puis utilise des algorithmes pour calculer la fréquence cardiaque avec précision.

« Tout est dans les algorithmes, » confie notre interlocuteur.

Mio fabrique aussi des appareils comme l’ALPHA 2, une montre à la fine pointe qui mesure notamment la distance, la vitesse, les calories dépensées et le rythme cardiaque; la FUSE, qui compte les pas de son utilisateur toute la journée; et la LINK, qui suit seulement la fréquence cardiaque pendant l’exercice.

Jusqu’à il y a environ un mois, les utilisateurs de montres Garmin pouvaient porter une sangle pectorale ou se procurer une Mio LINK, mais ils auraient alors eu deux appareils au poignet. Désormais, cette technologie est intégrée à même la montre Garmin.

Et si les observateurs de l’industrie ne jurent que par le moniteur de Mio, l’entreprise reste mal connue. Toutefois, le partenariat avec Garmin devrait lui donner une bien plus grande visibilité.

« Garmin est un véritable Goliath, explique M. Arciniega. Notre entente avec ce leader fera rayonner notre marque pour en faire la norme dans notre créneau. »

Une croissance effrénée

Toutefois, avec son développement exponentiel, Mio fait fuir les banques, qui se méfient généralement des entreprises à forte croissance. Elle s’est donc tournée vers Exportation et développement Canada (EDC), qui lui a récemment prêté 1,5 million de dollars, lui permettant d’acheter des stocks dont elle avait grandement besoin.

« EDC comprend notre secteur, dit M. Arciniega. Le prêt nous a vraiment enlevé un poids; maintenant, nous pouvons nous concentrer sur notre croissance. »

Il explique que les revenus, en comptant les accords comme celui avec Garmin, étaient de 14,8 millions en 2014, et devraient atteindre les 27 millions cette année. L’importance du prêt change donc vraiment la donne.

Comme son nom l’indique, Mio Global est une véritable multinationale : seuls 5 % de ses ventes proviennent du Canada, contre 40 % des États-Unis, 35 % d’Europe et presque 20 % d’Asie.

Pour EDC, lui offrir du financement allait de soi.

« Mio Global a un produit impressionnant, qui a eu besoin de recherche et de développement intensifs pour être commercialisé, » explique Heather Stokes, directrice de comptes à EDC. « C’est fantastique de travailler avec des PME canadiennes semblables, qui innovent constamment pour rester concurrentielles dans un secteur dynamique et n’ont pas peur d’aller à l’étranger. »

Et la suite pour Mio? M. Arciniega laisse échapper un petit indice : il faudra être à l’affût de moniteurs de prochaine génération « qui ont des fonctionnalités jamais vues auparavant. Imaginez quelque chose combinant le meilleur d’une montre intelligente et d’une montre de sport. »

Catégories Sciences de la vie, Technologies et télécommunications

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