« Chaque marché est différent; plus vous voyagez, plus vous apprenez » : le parcours d’exportation de Daymak raconté par Aldo Baiocchi

« Chaque marché est différent; plus vous voyagez, plus vous apprenez » : le parcours d’exportation de Daymak raconté par Aldo Baiocchi

Aldo Baiocchi est le cofondateur de l’entreprise torontoise Daymak, qui fabrique des vélos électriques de prochaine génération.

Découvrez son parcours d’exportation réussi.

Quelle a été votre première vente à l’exportation? À quel endroit? Comment cette possibilité s’est-elle présentée?

En 2011, nous avons expédié quelques-uns de nos vélos électriques Shadow aux États Unis. Nous avions su attirer beaucoup d’attention médiatique sur le Shadow, ce qui a créé plusieurs débouchés viables.

Quand et pourquoi avez-vous commencé à envisager l’exportation?

Nous avions toujours voulu concevoir nos propres produits et les exporter, mais nous avons mis du temps à y arriver. En 2002, quand nous avons fondé l’entreprise, nous importions. Il a fallu des années pour élaborer notre propre gamme, car nos produits sont très complexes : ils nécessitent l’intégration de nombreuses composantes, le recours à diverses disciplines d’ingénierie et le développement de logiciels.

Comment le commerce a-t-il évolué depuis que vous vous êtes lancé en affaires?

Internet nous a énormément rapprochés des marchés. Nous considérons en revanche que les salons professionnels ne sont plus aussi efficaces qu’avant.

Quelles leçons d’exportation avez-vous apprises?

Nous n’étions pas suffisamment préparés; nous n’avions pas les documents requis pour certaines de nos premières expéditions. En Europe, la tension du réseau électrique est de 220 volts, tandis que nos chargeurs étaient uniquement adaptés à celle du 110 volts, et là-bas, les fiches électriques changent d’un pays à l’autre. Nous avons donc appris à la dure de ne pas faire fi des détails. Manquer de se conformer à la réglementation peut coûter très cher; les frais d’expédition montent vite quand il s’agit de réparer une erreur. Notre apprentissage a été un processus continu, qui se poursuit toujours.

Que connaissez-vous aujourd’hui de l’exportation que vous auriez aimé savoir à vos débuts?

Tout est plus long et plus coûteux qu’on le pense.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

Vous devrez vous dépasser. Vos produits doivent posséder des caractéristiques exceptionnelles, car vous démarquer est crucial. Si vos produits sont pareils à d’autres déjà sur le marché, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Notre Beast était réellement unique. C’est vrai qu’il s’agissait d’un produit-créneau, mais aucune monture semblable n’existait; il ne se faisait rien de mieux en matière de vélo électrique tout-terrain. D’ailleurs, il est toujours incomparable.

Quelle est la plus grande différence entre faire affaire au Canada et à l’étranger? Comment vous êtes-vous adapté?

Au Canada, les vélos électriques tiennent davantage du scooter et mettent l’accent sur la puissance. Les Européens pensent plus à faire de l’exercice et n’utilisent le moteur qu’au besoin; leur façon de voir le cyclisme est complètement différente, et les scooters sont moins populaires. Ainsi, un produit qui se vend bien au Canada – plus précisément en Ontario – n’aurait pas la cote en Europe. Les consommateurs québécois, dont la mentalité est un peu plus européenne, font cependant exception.

Dans notre secteur, comme un hiver rigoureux raccourcit énormément la période de vente, nous croyons qu’une réussite au Canada est un gage de succès n’importe où ailleurs. En ce qui nous concerne, c’est vrai.

En quoi l’exportation a-t-elle influencé votre approche de vente au Canada?

En rien, jusqu’à présent. Pour l’instant, les marchés demeurent complètement différents, mais cela pourrait changer. Les jeunes semblent plus enclins à faire de l’exercice.

Qu’avez-vous appris en exportant qui vous a servi au Canada?

Les Européens recherchent une qualité nettement supérieure et de nombreuses caractéristiques particulières. Cette nouvelle perspective nous a donné des idées et nous a permis d’améliorer aussi les produits que nous vendons au Canada.

Quelle est la plus grande leçon que vous avez apprise en commerce international?

Chaque marché est différent; plus vous voyagez, plus vous apprenez. Parler plusieurs langues constitue un atout. Il est essentiel d’offrir de la qualité et un soutien supplémentaire sur place.

Catégories Fabrication

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