Un coup de pouce pour aider les entreprises détenues par des femmes

Un coup de pouce pour aider les entreprises détenues par des femmes

Toute petite entreprise sait que la plus grande difficulté à laquelle elle se heurte est d’établir des relations avec une clientèle internationale.

« La concurrence est farouche, sans aucun doute, c’est pourquoi votre entreprise doit se distinguer et se différencier, » affirme Mary Anderson, présidente de WBE Canada.

Pour cela, un certificat de Women Business Enterprise (WBE) peut s’avérer utile, car à l’heure actuelle, de plus en plus de grosses sociétés cherchent à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement et à élargir leurs politiques d’achats. De fait, un grand nombre d’acteurs importants, notamment dans le secteur automobile, destinent un certain pourcentage de leur budget d’approvisionnement pour faire exactement cela.

« Il n’y a aucun doute que, pour une petite entreprise, avoir accès à des groupes comme GM est un facteur de croissance », assure Mary Anderson.

Mary Anderson, présidente WBE Canada

Mary Anderson, présidente WBE Canada

WBE Canada délivre un certificat aux entreprises détenues, gérées et contrôlées majoritairement par des femmes et les aide à rencontrer des acheteurs et à participer aux appels d’offres dans le cadre des initiatives de diversification des fournisseurs. Principalement axée sur les relations entre sociétés, WBE propose également des programmes de formation et de mentorat, ainsi que des évènements de réseautage pour permettre aux entreprises détenues par des femmes de participer aux processus d’approvisionnement de certaines des organisations les plus importantes du pays.

Une fois les connexions établies, c’est aux femmes qui dirigent ces entreprises de remporter les contrats, en fonction de leurs propres mérites.

« Nous recherchons des entreprises bien établies, en phase d’expansion ; celles qui affichent une forte croissance de leur chiffre d’affaires, ont de bonnes équipes de direction et cherchent à élargir leur activité en visant de plus gros fournisseurs, » explique Mary Anderson qui en tant première femme à présider l’Association canadienne des importateurs et exportateurs (I.E. Canada) s’y connaît en développement international d’entreprises.

« Pour les petites entreprises, la plus grosse difficulté consiste parfois à pouvoir de rencontrer ces grosses sociétés. Présenter les dirigeantes de ces entreprises au bon acheteur ou responsable des approvisionnements peut suffire à faire toute la différence.

C’est la raison pour laquelle WBE a organisé une série d’évènements gratuits, intitulés Breakfast with Brands, afin de favoriser des rencontres informelles et des tables rondes au cours desquelles les dirigeantes d’entreprises peuvent entrer en contact avec des sociétés appartenant à des groupements industriels, avant la Convention nationale de WBE qui se déroulera plus tard en juin à Austin, au Texas. Les entreprises détenues par des femmes peuvent ainsi avoir des échanges avec des sociétés telles que CAMSC, CTDI, General Motors, Kellogg, Lear, Nissan, United Rentals et TD Bank.

Breakfast with Brands s’apparente à une séance de ‘speed dating’ pour entreprises, explique Mary Anderson. Cela fonctionne un peu comme une foire commerciale à l’envers, où les gros fournisseurs occupent les stands et où les dirigeantes d’entreprises peuvent exposer en quelques minutes leurs arguments aux groupes susceptibles d’être intéressés par leur produit ou service.

« Pour ces entreprises détenues par des femmes, c’est vraiment l’occasion de promouvoir leur produit ou leur service auprès de certaines des organisations les plus importantes d’Amérique du Nord. »

Que votre entreprise travaille dans le secteur des services ou de la fabrication, aujourd’hui le succès exige souvent d’étendre votre activité au-delà des frontières du Canada.

« Les sociétés qui exportent ont résolument tendance à avoir une plus longue durée de vie, » remarque Mary Anderson. « Mais ne vous y méprenez pas, élargir votre activité comporte des risques, quel que soit le marché ; cependant, il existe une multitude d’outils pour vous aider à atténuer ces risques. »

Parmi les autres évènements prévus, un webinaire, intitulé Maximize International Growth Opportunities et conçu pour apprendre aux entreprises comment atténuer les risques et se positionner pour réussir aux États-Unis, abordera la manière de tirer le meilleur parti des opportunités de croissance internationales. Les intervenants seront Jennifer Cooke, directrice du district de la RGT pour Export Développement Canada (EDC), Amesika Baeta, directrice de comptes, responsable des Solutions pour petites entreprises (EDC), et Caroline Tompkins, présidente-directrice générale du Forum pour la formation en commerce international (FITT). Pour vous inscrire à ce webinaire, visitez

Catégories Exportation

Comments are closed.

Affichages connexes