« Vous devez imaginer la façon dont on utilisera votre produit sur chaque marché » : entrevue avec Alex Barrotti, fondateur et chef de la direction de TouchBistro

« Vous devez imaginer la façon dont on utilisera votre produit sur chaque marché » : entrevue avec Alex Barrotti, fondateur et chef de la direction de TouchBistro

TouchBistro, une application lancée simultanément au Canada et aux États-Unis en juin 2011, est une solution qui permet aux restaurateurs d’accélérer le processus de prise et de livraison des commandes. Ce système logiciel de point de vente est une idée du créateur d’entreprises en série Alex Barrotti, pour qui aider les restaurants à passer à l’ère numérique représente un marché d’envergure mondiale.

Découvrez le parcours réussi de TouchBistro dans le monde de l’exportation.

Dans cette entrevue, M. Barrotti décrit son parcours dans l’univers de l’exportation et la manière dont ses activités à l’extérieur du Canada lui ont permis de se développer tout en contribuant à l’économie locale par la création d’emplois et des investissements.

Quand et pourquoi avez-vous commencé à envisager l’exportation?

Dès les débuts. Notre produit étant virtuel, il n’y avait aucune raison de nous limiter au Canada.

En tant qu’exportateur, par où êtes-vous passé pour en arriver là où vous êtes?

Créer l’application fut une chose. Le jalon suivant a consisté à obtenir du soutien officiel au moment où nous atteignions une taille critique. Un des avantages de concevoir un logiciel sur une plateforme accessible, c’est que vous profitez de la disponibilité de l’équipement sur place. C’est différent d’il y a 20 ans, lorsqu’il vous fallait acheter d’un fabricant l’équipement et le logiciel de point de vente. Aujourd’hui, nos clients ont déjà le matériel, soit un iPad dans notre cas, et téléchargent le logiciel. On ne s’occupe pas de l’équipement, seulement du logiciel.

Quelle est la plus grande différence entre faire affaire au Canada et à l’étranger? Comment vous êtes-vous adapté?

Au fil de notre croissance à l’étranger, nous avons dû recruter de plus en plus de personnes parlant différentes langues pour notre centre de soutien. C’est bon pour l’emploi au Canada.

Qu’avez-vous appris en exportant qui vous a servi au Canada?

Avoir des clients dans plusieurs pays vous aide à devenir meilleur. Par exemple, New York est un marché très concurrentiel. Beaucoup considèrent cette ville comme la capitale mondiale de la restauration. Vous pouvez y déguster tout ce qu’il est possible d’imaginer. Travailler avec des clients dans cet environnement vous aide à créer un meilleur produit, point final.

Quelle est la chose la plus importante que doivent savoir les nouvelles PME au sujet du commerce d’exportation?

N’ayez pas peur de vous mesurer à la concurrence mondiale. Le Canada a des technologies de pointe, une main-d’œuvre talentueuse de même que des marchés des capitaux et des investissements dynamiques. Profitez-en. À nos débuts, la majeure partie de nos ventes en Amérique du Nord était réalisée au Canada, et le reste, aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est l’inverse.

Quelle est la principale qualité que devrait posséder un exportateur?

Être visionnaire. Vous devez imaginer la façon dont on utilisera votre produit sur chaque marché. Lorsque nous avons commencé nos activités en Australie, par exemple, nous avons dû nous adapter au système de paiement du pays pour que les clients puissent traiter les transactions par carte de crédit. Au Mexique, ce fut la même chose. Selon l’endroit, certaines caractéristiques seront plus importantes que d’autres. Et ça, il faut l’anticiper.

Catégories Technologies et télécommunications

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