Êtes-vous prêt à vous lancer sur les marchés mondiaux?

Êtes-vous prêt à vous lancer sur les marchés mondiaux?

Six aspects à considérer pour le savoir

Si vous avez un produit ou un service de première qualité à offrir et que vous souhaitez diversifier vos marchés, pourquoi ne pas l’exporter? Ce pourrait être la décision la plus judicieuse de votre vie. Le commerce extérieur peut vous aider à accroître vos ventes et votre part de marché, à réduire vos frais d’exploitation, à améliorer votre capacité concurrentielle et à accéder à de nouvelles ressources et technologies.

Même si votre produit ou service semble tout indiqué pour l’exportation, il se peut toutefois que votre entreprise ne soit pas prête à franchir le pas. Le commerce extérieur est beaucoup plus compliqué que le commerce intérieur, et tout exportateur prospère vous dira qu’il a scruté son entreprise à la loupe avant de se lancer à l’assaut des marchés étrangers.

Vous aussi, vous pouvez augmenter vos chances de réussite à l’étranger en examinant soigneusement votre entreprise pour trouver des moyens de tirer parti de ses forces et de corriger ses faiblesses. Voici six aspects à considérer avec attention :

  1. Viabilité des produits
    Vous devrez effectuer une étude de marché pour déterminer si vos produits ou services présentent bel et bien un attrait pour des acheteurs d’autres pays. Si vous offrez quelque chose d’unique à prix concurrentiel, vous augmentez vos chances de réussite. Par contre, votre projet d’exportation risque fort d’échouer si vous produisez et vendez des marchandises ordinaires largement accessibles. Même si votre produit ou service est attrayant, il vous faudra peut-être le modifier (possiblement à grands frais) pour qu’il réponde aux goûts des consommateurs étrangers et aux normes réglementaires du pays.
  1. Rendement de l’entreprise
    Si votre entreprise prospère au Canada, vous disposez d’un atout de taille. En effet, une trésorerie abondante et une marge bénéficiaire confortable, le tout appuyé par un plan d’affaires efficace, constituent un excellent tremplin pour un projet d’exportation. En revanche, si vous essayez d’exporter à partir d’une base chancelante, vous accentuerez la pression sur les ressources de votre entreprise, ce qui peut être extrêmement risqué. De plus, une entreprise qui éprouve des difficultés aura beaucoup plus de mal à obtenir le financement nécessaire pour exécuter ses contrats d’exportation.
  1. Ressources humaines
    Peut-être disposez-vous de ressources humaines et de gestion suffisantes pour répondre à vos besoins sur le marché intérieur. Toutefois, si vos activités d’exportation connaissent un succès plus que modeste (n’est-ce pas l’objectif, après tout?), vous devrez augmenter vos effectifs pour gérer la charge de travail accrue. Ainsi, il vous faudra recruter, embaucher et former des employés, ce qui nécessite des ressources, qu’il s’agisse d’acquérir plus d’espace de bureau ou d’augmenter la masse salariale. Assurez-vous d’être prêt à développer ce volet de votre entreprise le moment venu.
  1. Ressources financières
    La plupart des petites et moyennes entreprises exportatrices ne peuvent compter sur leurs propres ressources financières pour s’engager dans des activités internationales, alors elles se tournent vers leur prêteur pour obtenir le fonds de roulement dont elles ont besoin. Malheureusement, il peut s’avérer bien plus difficile d’obtenir du financement pour des activités d’exportation que pour des activités menées au pays, parce que le commerce international est en soi plus risqué que le commerce intérieur et que les banques savent que la plupart des apprentis exportateurs ont besoin de quelques années (au moins) pour commencer à générer des profits substantiels. Par conséquent, vous devez demander à votre prêteur le montant et la durée du crédit qu’il est prêt à vous accorder pour financer votre projet d’exportation. S’il est peu enclin à vous faire crédit, vous pouvez recourir aux services de prêteurs soutenus par l’État, comme Exportation et développement Canada (EDC) et la Banque de développement du Canada, dont la spécialité est d’aider les entreprises à se lancer sur les marchés mondiaux.
  1. Capacité de production
    Si vous obtenez un gros contrat et que vous êtes ensuite incapable de le respecter, vous pouvez dire adieu à vos ambitions internationales. Assurez-vous que si un client à l’étranger vous passe une commande plus élevée que prévu, vous pourrez augmenter votre capacité de production en conséquence. Assurez-vous également que vos fournisseurs seront en mesure d’appuyer vos engagements sans causer de délais ou de goulots d’étranglement.
  1. Ressources logistiques
    Il ne suffit pas de remplir la commande, encore faut-il l’expédier et vous assurer qu’elle arrive au destinataire en bon état et dans le délai convenu. Vous aurez donc besoin d’employés qui ont reçu une formation en logistique internationale et qui sont capables de régler rapidement et efficacement les problèmes de livraison.

Si votre examen des six points ci-dessus est positif sur toute la ligne, vous avez ce qu’il faut pour commencer à exporter. Si vous repérez quelques faiblesses, n’abandonnez pas pour autant : à ce stade préliminaire, à peu près aucune entreprise non exportatrice n’est tout à fait prête. Une fois que vous aurez colmaté vos failles, vous pourrez plonger en toute confiance et asseoir sur une base solide votre réussite à l’étranger.

Pour en savoir plus sur la préparation à l’exportation, visitez le Centre d’expertise d’EDC et téléchargez les deux documents suivants : Introduction à l’exportation : Vendre aux marchés internationaux et Diversification sur les marchés étrangers : Guide pour des stratégies d’entrées.

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