Mon beau sapin… canadien

Mon beau sapin… canadien

Malgré la popularité grandissante des arbres artificiels, pour des millions de gens dans le monde, il n’y a rien comme l’odeur et l’apparence d’un vrai sapin.

Voilà une bonne nouvelle pour les producteurs de sapins de Noël canadiens, puisque le pays en demeure le plus grand exportateur. Malgré une demande à la baisse en 2008 et en 2009 à cause de la récession, les choses semblent vouloir s’arranger pour l’industrie canadienne des arbres de Noël.

« En 2014 seulement, le Canada a exporté plus de 1,5 million d’arbres, pour une valeur dépassant les 32 millions de dollars », indique Ross Prusakowski, économiste à EDC. « Bien qu’en raison de leur proximité et de leur population nombreuse les États-Unis en soient le premier acheteur (environ 92 % des arbres), l’an dernier, le Canada a exporté vers 18 marchés. »

Bahamas, Jamaïque, Thaïlande, Aruba : où que vous alliez, vous trouverez des sapins canadiens en cette période des Fêtes.

C’est le Québec qui profite le plus de l’industrie des arbres de Noël – et de loin –, réalisant plus de la moitié des exportations du pays. Son climat et son relief montagneux sont idéals pour la croissance des sapins, sans oublier la proximité du grand marché américain, qui en fait un choix attrayant pour les exportateurs.

Plantations Nicholas

Les Plantations Nicholas sont situées en Beauce, au Québec, et se spécialisent dans la production de sapins et de produits dérivés tels les couronnes et les gerbes.

Francis Gilbert, fort de dizaines d’années d’expérience dans le domaine, a acquis l’entreprise en 2013. « J’ai grandi en vendant des arbres – ma famille est dans le milieu depuis que je suis tout jeune, explique M. Gilbert. La plupart des plantations sont très bien établies dans la région, et nous croyons qu’une nouvelle entreprise dynamique comme la nôtre aura un impact sur l’industrie. »

Pour la jeune entreprise ayant beaucoup à prouver et ne comptant que 50 employés saisonniers, chaque vente compte. Les exportations aux États-Unis constituent une part importante de ces ventes. « Le marché étatsunien, plus particulièrement l’État de New York, compte pour environ 80 % de nos profits », précise M. Gilbert.

Acquérir les ressources et l’équipement nécessaires pour augmenter la production peut s’avérer difficile pour une petite entreprise. Pour s’assurer le capital requis en vue de la période des Fêtes, les Plantations Nicholas ont récemment eu recours au Programme de garanties d’exportations d’EDC.

« Travailler avec EDC ouvre des possibilités auxquelles nous n’aurions pu avoir accès autrement, continue-t-il. Grâce à la garantie d’EDC, notre banque peut nous fournir le financement nécessaire aux préparatifs des Fêtes et à l’expansion de notre entreprise. »

Qu’est-ce que les acheteurs américains aiment tant des arbres canadiens? Leur qualité, répond l’entrepreneur.

« Nous nous employons à livrer des arbres et des couronnes de qualité, avec un excellent service – c’est la clé de notre succès. Le sapin baumier a particulièrement la cote. Son vert foncé et la douceur de ses branches lui ont valu la réputation du parfait sapin de Noël. »

Miser sur la qualité s’est avéré payant pour les Plantations Nicholas. L’entreprise connaît en effet une importante croissance année après année depuis ses débuts en 2013. « Durant ces trois années d’activité, nous avons pu croître considérablement, ajoute-t-il. En 2014 seulement, nous avons triplé nos bénéfices. »

« Cette année, nous avons déjà réalisé le double des bénéfices de l’an dernier », enchaîne-t-il, ajoutant qu’il s’attend à ce que ses ventes augmentent encore de 40 % l’an prochain.

Un secteur changeant

Comme pour n’importe quel produit agricole, les changements climatiques peuvent amener des fluctuations dans la production de sapins. « La culture des arbres de Noël est comme toutes les autres : les récoltes varient. Cette réalité se reflète dans la baisse d’exportations entre 2013 et 2014 », explique M. Prusakowski.

Le Canada a exporté environ 46 000 arbres de moins l’an dernier qu’en 2013 – une baisse de 3 %. En revanche, la valeur des exportations augmente.

« Malgré cette baisse, les arbres valent presque 20 % de plus que l’an passé, précise M. Prusakowski. La chute du dollar canadien et le redressement de l’économie américaine font de l’arbre de Noël canadien une option attrayante et économique pour les foyers étatsuniens. »

Comme les conditions actuelles du marché semblent bien installées, les Fêtes devraient continuer de sourire aux producteurs de sapins dans les années à venir.

Catégories États-Unis, Foresterie

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