Radial Engineering : un exportateur vancouvérois sur la scène musicale mondiale

Radial Engineering : un exportateur vancouvérois sur la scène musicale mondiale

La liste de clients de Radial Engineering fait plus de 600 noms, dont une brochette de grandes vedettes allant d’AC/DC et Adele à U2 et Zev Katz – qui a endisqué avec des vedettes telles que Roxy Music, Bette Midler et Elvis Costello – en passant par un véritable bottin mondain de la scène musicale mondiale. Il va sans dire que l’entreprise vancouvéroise se situe parmi les plus illustres fournisseurs de produits audio professionnels.

Radial expédie chaque année plus de 90 000 articles électroniques et des dizaines de milliers de mètres carrés de panneaux acoustiques insonorisants dans plus de 70 pays. Connues de tous dans l’industrie, ses marques (Radial, Tonebone, Primacoustic, Reamp, Hafler) sont offertes par un réseau de distributeurs qui couvre le globe.

Le président et chef de la direction, Peter Janis, fonde Radial en 1991, puis la constitue en société en 1992 sous le nom JP CableTek Electronics Ltd. La marque Radial, originalement conçue pour une gamme de câbles, s’étend en 1996 au premier boîtier d’adaptation de l’entreprise (un appareil typiquement utilisé par les studios d’enregistrement et les musiciens en tournée).

D’après M. Janis, le succès de Radial réside dans la qualité de la fabrication et du rendement audio de ses produits, ainsi que dans son superbe service à la clientèle.

« Nous avons une relation privilégiée avec les nombreux artistes qui utilisent Radial en studio ou en tournée », affirme-t-il.

La musique fait partie de sa vie depuis qu’il est tout petit : à 7 ans, il apprend le piano; à 14 ans, c’est au tour de la guitare; à 16 ans, il joue dans des groupes locaux, et au désespoir de ses parents, aspire à devenir une vedette du rock. En 1976, il décroche un emploi au Steve’s Music Store à Montréal et se découvre un intérêt pour l’équipement audio. C’est le début du périple qui l’amènera à fonder Radial, périple entrecoupé d’une carrière de musicien à plein temps et d’une expérience de 10 ans en tant que directeur national de produits pour Fender.

M. Janis dit qu’il a pensé pour la première fois à se lancer dans l’exportation vers 1996.

« Avec l’arrivée d’Internet et la montée du marché gris, c’était écrit dans le ciel. La distribution de produits d’autres fabricants – notre principale activité! – nous mènerait droit au mur, relate-t-il. Nous avons donc commencé à élaborer notre propre gamme; les exportations se sont mises à gonfler aux États-Unis autour de 2001, puis sur les autres marchés les années suivantes. »

Les États-Unis sont le principal marché d’exportation de Radial, représentant 59 % de son chiffre d’affaires total; vient ensuite l’Europe (13 %). Le Canada représente environ 15 %, et le reste provient des autres marchés.

« Partout où les gens font des concerts ou enregistrent de la musique, il y a un débouché pour nous », ajoute M. Janis.

Il admet qu’exporter était intimidant au départ. Le plus grand défi aura été de prendre de l’assurance.

« Tant qu’on n’a pas vu les résultats, il y a toujours un doute qui nous taraude, confie‑t‑il. Et l’autre problème, c’est de trouver de bons distributeurs. C’est relativement facile d’en retenir un petit, mais souvent, il n’aura pas assez de capital pour passer de grosses commandes. Bref, ça prend du temps avant de vraiment démarrer. Puis, lorsque la marque commence à se faire connaître sur le marché, il faut apporter des changements pour plaire aux grosses pointures. C’est une arme à double tranchant, car elles ont une demande énorme et croulent souvent sous les marques, ce qui nous force à lutter bec et ongles pour leur temps et leur attention. »

Les États-Unis sont de loin le principal débouché extérieur de Radial simplement parce qu’ils sont le plus important marché actif pour l’enregistrement et les concerts, mais M. Janis croit que ses meilleures occasions de croissance pour l’exportation résident dans l’Europe et l’Asie.

« L’Europe connaît actuellement une mauvaise passe avec le ralentissement économique, les migrants et, bien sûr, la grogne en France et le Brexit, mais la poussière va retomber, affirme‑t‑il. Et en Asie, ça stagne parce que la Chine s’était trop emballée dans la dernière décennie. Il n’y a pas eu d’essor économique à l’échelle mondiale depuis la récession de 2009, mais j’ai confiance qu’avec la reprise aux États-Unis, le reste du monde prospérera à nouveau. »

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