L’entreprise Sam Bat d’Ottawa fait la joie des vedettes du baseball

L’entreprise Sam Bat d’Ottawa fait la joie des vedettes du baseball

Le 7 octobre 2001

Barry Bonds, frappeur des Giants de San Francisco, prend place sur le marbre et propulse une balle-papillon du lanceur des Dodgers, Dennis Springer, par-dessus la clôture du champ droit.

Avec ce 73e circuit, Bonds obtient le record du plus grand nombre de coups de circuit en une saison.

Ce record, jamais égalé, a été réalisé à l’aide d’un bâton Sam Bat.

1996

Estimant qu’il n’était pas normal que tant de bâtons en bois se brisent dans la Ligue majeure de baseball (LMB), Bill MacKenzie, alors éclaireur pour les Rockies du Colorado, met son ami Sam Holman au défi de trouver une solution.

Menuisier de décors de profession, M. Holman dispose des compétences techniques, mais il doit comprendre le rôle du bois dans le sport. Il étudiera donc patiemment la physique du baseball, la dynamique des différentes essences de bois et des centaines de brevets de bâtons.

La réponse? L’érable. Plus dense, plus solide et plus fort que le frêne traditionnellement utilisé pour les bâtons de baseball, il ne s’effrite pas.

M. Holman a fabriqué le premier bâton en érable Sam Bat à partir d’un matériau servant normalement de rampe d’escalier.

À l’assaut de la Ligue majeure

Après un premier essai probant au stade des Lynx d’Ottawa (aujourd’hui le parc Raymond Chabot Grant Thornton), M. Holman se rend à Toronto, où ses contacts lui permettent de rencontrer les légendes du baseball Joe Carter, Ed Sprague et Carlos Delgado, qui frapperont tous des coups de circuit au Sky Dome (aujourd’hui le centre Rogers) avec un bâton Sam Bat.

Joe Carter sera tellement impressionné qu’en plus de vanter les bâtons partout dans la LMB, il présentera M. Holman à Barry Bonds, qui établira le record de coups de circuit de la LMB avec un bâton Sam Bat.

Coup de circuit

Les premières années, M. Holman traitait les commandes, déjà nombreuses, dans le garage de sa maison à Ottawa. Pour répondre à l’accroissement de la demande, d’autres pièces ont été réquisitionnées : il n’était pas rare de voir quelques centaines de bâtons prêts pour l’étiquetage et l’expédition dans la salle à manger.

Les nombreuses possibilités de personnalisation ont fait, et continuent de faire le succès de Sam Bat chez les joueurs de la LMB.

« Nous voulons que nos bâtons soient un prolongement du corps », explique Arlene Anderson, présidente de Sam Bat: The Original Maple Bat Corporation.

Mme Anderson et son mari ont pris une participation dans Sam Bat en 2007, période difficile marquée par l’échec d’une transaction avec l’équipementier sportif géant Wilson, la perte des droits de distribution aux États-Unis et la hausse du dollar canadien à 1,10 dollar américain « C’était très dur, admet Mme Anderson. Nous étions moins concurrentiels, cela nuisait à la fabrication. »

Aujourd’hui, l’usine de Carleton Place, à l’ouest d’Ottawa, produit annuellement environ 20 000 bâtons en érable, qui sont exportés jusqu’au Japon, en Italie, en France et en Australie – ce sont les bâtons officiels de la Ligue australienne de baseball.

Perspectives

Sam Bat continue de perfectionner son produit. La recherche et le développement, l’amélioration des systèmes internes et l’utilisation de bois de qualité supérieure leur permettent de demeurer au sommet d’un marché extrêmement concurrentiel.

« Nous avons consolidé notre positionnement, explique Mme Anderson. Notre objectif est maintenant d’augmenter la reconnaissance de notre marque et d’accroître notre clientèle grand public. Mais la concurrence est féroce. Nous disons souvent que Sam a créé un monstre en introduisant les bâtons en érable dans la LMB au début des années 2000 : ceux-ci ont remporté un tel succès que nous avons aujourd’hui 30 concurrents qui fabriquent des bâtons en bois franc pour la LMB. Mais les meilleurs, c’est encore nous. »

Sam Bat passe aussi par Shopify, une entreprise de commerce électronique d’Ottawa, pour stimuler des ventes en ligne qui prennent de plus en plus d’essor et permettre au public d’acheter des bâtons en érable d’une qualité comparable à ceux des professionnels.

Perfectionner le bâton 

Avant, M. Holman achetait des billots entiers qu’il taillait selon des mesures très précises et faisait sécher sous vide. Aujourd’hui, ces opérations sont confiées à un sous-traitant, qui livre à Sam Bat des cylindres précoupés de 36 ou 37 pouces de long et de 2,78 pouces de diamètre dont le taux d’humidité est de précisément 8 %.

Pratiquement toutes les parties d’un bâton peuvent être adaptées.

« Quand ils les tiennent en main et frappent des balles, les joueurs reconnaissent la qualité des bâtons Sam Bat, affirme Mme Anderson. C’est grâce à notre personnel expert. »

Les athlètes d’élite ont besoin d’équipement d’élite, et Sam Bat demeure un acteur majeur du baseball, comme le démontre la victoire de Giancarlo Stanton au concours de coups de circuit 2016. Il a frappé deux incroyables circuits de 497 pieds, les plus longs enregistrés avec les moyens modernes, évidemment à l’aide d’un bâton Sam Bat.

Obtenez d’autres conseils sur l’exportation d’Arlene Anderson, de Sam Bat, ici.

Catégories Fabrication

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