L’amour d’une mère mène à une croissance rapide d’exportation pour Béké-Bobo de Saint-Amable.

L’amour d’une mère mène à une croissance rapide d’exportation pour Béké-Bobo de Saint-Amable.

Ce sont les problématiques de santé de sa fille de 18 mois qui ont donné à Maggy-Nadyne Lamarche, présidente de Béké-Bobo, l’idée derrière l’ourson qu’elle vend depuis déjà plusieurs années. Alors que sa fille était en convalescence d’une opération majeure, cette ingénieure devenue entrepreneure s’est mise à chercher des moyens non médicamenteux de soulager l’inflammation.

Après plusieurs mois de travail et avec la participation de divers spécialistes et naturopathes, le tout premier ourson Béké-Bobo, qui s’inspire des bouillottes sèches vendues en Europe, a été mis à l’essai… avec succès! L’ourson a eu l’effet escompté sur la jeune enfant, ce qui a permis aux médecins de réduire sa médication.

« Les demandes des mamans ont afflué. Durant les six premières années, j’utilisais l’ourson comme un mode de levée de fonds pour payer les traitements de ma fille », raconte Mme Lamarche.

C’est en 2006 que cette aventure est devenue un choix de carrière pour elle. Après avoir conclu une entente pour vendre son ourson dans les pharmacies québécoises, l’entreprise Béké-Bobo a connu une expansion fulgurante, passant de 30 à 1 500 points de vente en moins de cinq ans.

L’expérience n’a malheureusement pas été aussi facile pour les cinq années qui ont suivi. Sa fille éprouvant une fois de plus des ennuis de santé, Mme Lamarche a choisi de ralentir le rythme pour se consacrer à sa famille. « La vérité, c’est qu’avant 2014, j’ai retenu la croissance de l’entreprise pour me dévouer à ma famille, mais depuis, ma fille va très bien. Je peux donc me concentrer sur Béké-Bobo et viser une pleine croissance », ajoute-t-elle.

D’ailleurs, avec l’exportation, l’entrepreneure estime pouvoir tripler son chiffre d’affaires sur un horizon de cinq ans. Elle a entamé les démarches en participant à une mission commerciale en France en mars 2015. L’ourson, qui y était déjà connu, a tôt fait de susciter l’intérêt des partenaires locaux. « Deux distributeurs s’y sont intéressés. Nous sommes d’ailleurs en voie de concrétiser une entente avec l’un d’eux », explique Mme Lamarche.

Au retour de la mission commerciale, Béké-Bobo a entamé les démarches d’accréditation de l’entreprise et du produit afin de faire reconnaître l’ourson comme un instrument médical. Certification qui a finalement été obtenue en avril 2016, souligne Mme Lamarche : « Faire affaire avec la bureaucratie française exige beaucoup de temps! C’est la première fois dans ma carrière d’entrepreneure que je dois m’adapter à un rythme plus lent. »

Si elle demeure convaincue que l’entreprise a sa place sur le marché européen, Maggy-Nadyne Lamarche admet que les démarches de négociations n’ont pas toutes été fructueuses. « L’un des distributeurs qui nous ont approchés en France s’est avéré être en difficultés financières. Nous avons donc dû mettre fin aux négociations, ce qui a certainement été un revers pour nous. La proposition de l’entreprise paraissait très alléchante et nous aurait permis de percer l’Europe au complet. »

Loin de se laisser décourager par cet épisode, Mme Lamarche explique que la France n’est que la porte d’entrée de Béké-Bobo en Europe : « Nous nous concentrerons sur cela pour les premiers mois, pour apprendre aussi. L’entreprise n’a pas encore d’expérience dans ce domaine, donc il faudra faire nos classes.

Béké-Bobo a déjà adapté son ourson afin de plaire aux goûts des Européens, qui préfèrent les couleurs pâles aux contrastes vifs du modèle original. Le processus de fabrication a aussi été modifié vu l’importance accordée aux normes de sécurité et au lieu d’origine du produit. « Le fait que l’ourson soit fabriqué au Québec lui accorde une reconnaissance sur le marché français », explique Maggy-Nadyne Lamarche.

L’entreprise s’attend à une première commande de l’ordre de 25 000 unités, ce qui représente une année complète de production à réaliser en deux semaines seulement. C’est sans compter la production canadienne habituelle.

Plus d’aperçus au sujet de l’exportation avec Maggy-Nadyne Lamarche de Béké-Bobo sont disponible ici.

Catégories Fabrication

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