Prêt à exporter: Misez-vous sur la productivité

Prêt à exporter: Misez-vous sur la productivité

Les entreprises qui exportent sont plus innovatrices, productives et rentables, et elles craignent moins le risque. Cet article, le deuxième d’une série de quatre articles sur l’exportation, parle de productivité. (Voir également : 1ère partie – l’innovation, 3ème partie - rentabilité4ème partie - gestion du risque)

Peu après sa création au Canada, AXYS Technologies a réalisé que pour croître, elle devait regarder au-delà du marché canadien relativement petit. L’entreprise – qui conçoit, fabrique et déploie des systèmes de surveillance environnementale –, vendait surtout à Environnement Canada. Elle a rapidement conclu que pour augmenter sa productivité, elle devait prospecter dans d’autres marchés.

Bienvenue au monde de l’exportation.

« Le fait d’exporter nous met en relation avec divers types de marchés et de clients, et nous aide à cerner d’autres types de besoins, » fait remarquer Robin Thomsen, directeur de marketing d’AXYS Technologies. « Si nous n’exportions pas, cela ne serait tout simplement pas possible. Grâce à la rétroaction que nous obtenons de nouveaux marchés, nous sommes en mesure de modifier nos produits existants ou de développer des produits à la lumière de ces perspectives. »

Voilà un refrain bien connu chez les exportateurs. Comparativement à leurs contreparties du marché canadien, les entreprises exportatrices sont plus productives, constat entériné par des études de Statistique Canada, de Deloitte et du Conference Board du Canada.

AXYS réalise un important chiffre d’affaires dans la surveillance d’éoliennes en mer et elle trouvé preneur dans le marché européen. Le marché américain commence à se tourner vers cette technologie, qui reste toutefois peu convoitée au Canada.

« Sans l’exportation, nous ne nous intéresserions pas à ce secteur qui, soulignons-le, a constitué une part considérable de nos ventes l’an dernier, » dit M. Thomsen. « Nous avons créé un produit novateur et inédit dans le secteur. N’eût été du marché de l’exportation, nous ne l’aurions jamais développé. »

Parce qu’ils s’exposent aux risques d’autres marchés plus concurrentiels, les exportateurs doivent devenir plus productifs, réitère Bill Currie, vice-président du Conseil et directeur général des Amériques à Deloitte.

« Le fait d’exporter est en fait un facteur déterminant chez nos entreprises les plus performantes, » souligne M. Currie. « Je crois que c’est une question d’intensité de la compétition. » Au Canada, un petit marché, l’aspect concurrentiel n’est pas aussi marqué. Lorsque vous vous exposez sur d’autres marchés, il ne suffit pas d’être très bon, il faut être encore meilleur. Si vous exportez aux États-Unis, vous rivalisez avec des entreprises très concurrentielles. Il vous faut être aussi bon ou meilleur qu’elles. »

Jayson Myers, chef de la direction de Manufacturiers et Exportateurs du Canada est du même avis. Et il estime que les fabricants canadiens sont mieux placés pour exporter que leurs homologues américains.

« Lorsque je regarde les États-Unis, je constate qu’un bon nombre d’entreprises fabriquent des produits à volume élevé, surtout pour le marché national, souligne M. Myers. « Je dis toujours que lorsque je voyage en Europe ou en Asie, il est plus facile de trouver un partenaire canadien en quête d’un partenaire étranger et qui songe à exporter à l’extérieur du Canada que de trouver un partenaire américain.

Il conclut par une anecdote intéressante. L’expansion de la chaîne Macdonalds en Russie et en Chine est devenue réalité grâce à une entreprise canadienne qui avait été chargée de faire les premières démarches, car les Canadiens savent faire affaire à l’étranger.

Catégories Technologies et télécommunications

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