La prochaine vague de croissance en Inde

La prochaine vague de croissance en Inde

Un marché maintenant à la portée des fournisseurs canadiens

Le Global Agenda Council on India a formulé deux prévisions impressionnantes cette année. Premièrement, l’Inde devrait devancer le Japon en tant que troisième puissance économique mondiale selon le PIB réel d’ici 2025. Deuxièmement, l’Inde devrait surpasser la Chine en tant que pays le plus peuplé d’ici 2030.

Cette évolution démographique, étayée par l’envolée de la classe moyenne urbaine et par un secteur privé en effervescence, forme la prochaine vague de la croissance économique de l’Inde. D’ailleurs, le commerce bilatéral du pays avec l’Asie et l’Afrique a atteint de nouveaux sommets en un peu plus d’une décennie – ses échanges avec la Chine dépassent désormais 100 milliards de dollars, contre 1 milliard de dollars en 2000.

« L’Inde ouvre des portes vers les plus importants marchés émergents d’aujourd’hui et de demain », explique Vijendra Gairola, le représentant en chef pour l’Inde d’EDC.

Malgré de nouveaux défis cette année, tels qu’un ralentissement de la croissance et une remontée de l’inflation, la classe moyenne florissante demeure l’élément moteur de la consommation. Ce n’est point une simple affaire de chiffres; cette situation résulte d’une amélioration de l’éducation, de la formation de la main-d’œuvre et de politiques économiques destinées à tirer profit du profil démographique de l’Inde, selon le Fonds monétaire international. Mais ce sont surtout les politiques favorisant l’investissement public et privé dans des sociétés et des entreprises sociales qui ont le plus grand impact sur la société indienne.

En essayant de répondre aux priorités d’investissement clé du pays, le Canada peut aussi profiter des retombées économiques de la « nouvelle Inde », tel qu’illustré par les exemples suivants.

La sécurité énergétique

Au rang du quatrième pays le plus énergivore, l’Inde importe 80 % de son pétrole brut et 25 % de son gaz naturel. D’ici 2030, les sources renouvelables répondront à un tiers de la demande d’énergie de cette nation . Le pays cherche à contrôler davantage son approvisionnement énergétique futur.

Le moment est propice à ce que les sociétés canadiennes de ce secteur fassent profiter la filière énergétique indienne de leur expertise et de leur esprit d’innovation, en passant par la création de partenariats avec des entreprises indiennes visant l’approvisionnement en équipements et la prestation de services connexes.

« Ce marché est mûr», explique M. Gairola. « N’oublions pas que l’Inde ne cherche pas à importer seulement du pétrole et du gaz naturel, mais aussi des équipements et des services pour l’exploration et l’exploitation. Donc, l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement recèle d’énormes possibilités. »

Citons par exemple le géant industriel indien Larsen & Toubro (L&T). EDC a fourni un mécanisme de financement à L&T, étant entendu que cette entreprise est disposée à s’approvisionner auprès de fournisseurs canadiens. En janvier, à l’exposition Petrotech à New Delhi, EDC a présenté des membres de la haute direction de L&T à plusieurs participants canadiens, dont 30 fournisseurs canadiens de l’industrie énergétique de petite et moyenne tailles. Deux d’entre eux font désormais affaire avec L&T.

Des débouchés représentant plusieurs billions de dollars

La population urbaine de l’Inde s’élève actuellement à quelque 380 millions, mais ce chiffre devrait quasiment doubler d’ici 2030, pour atteindre 600 millions, selon le vice-président de la Commission de planification de l’Inde, ce qui offrira de nombreuses possibilités commerciales.

En fait, le 12e plan national du pays, qui se termine en 2017, prévoit un billion de dollars d’investissements en infrastructure. « Les entreprises canadiennes participent déjà à quelques-uns de ces projets, dont la construction de structures hydroélectriques, les projets d’expansion aéroportuaire et de traitement des eaux usées, et bien plus, » poursuit M. Gairola. Par exemple, Formglas, de Toronto, en collaboration avec L&T et d’autres partenaires indiens, a construit le plafond spectaculaire au terminal 2 de l’aéroport de Mumbai.

« D’autres secteurs principaux qui offrent des débouchés soutenus par l’évolution démographique sont le secteur automobile, les technologies et dispositifs médicaux et les télécommunications, » souligne M. Gairola. En 2013, EDC a collaboré avec quelque 300 firmes canadiennes présentes en Inde.

À découvrir bientôt… comment Formglas de Toronto se fraie un chemin en Inde

Catégories Asie-Pacifique, Infrastructure et construction

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