<em>Prévisions à l’exportation</em> : les exportations canadiennes renoueront avec la croissance en 2017

Prévisions à l’exportation : les exportations canadiennes renoueront avec la croissance en 2017

Que réserve 2017 aux exportateurs canadiens? Deux fois l’an, l’Équipe des services économiques d’Exportation et développement Canada (EDC) répond à cette question dans ses Prévisions à l’exportation, un rapport précisant les tendances économiques mondiales et expliquant leurs répercussions sur les exportations canadiennes pour l’année à venir.

Cette tâche a été nettement plus ardue en 2016. Et pour cause : des événements incontournables comme le Brexit et l’élection de Donald Trump ont créé de l’incertitude quant à l’état futur du commerce extérieur du Canada.

Malgré ce contexte empreint de difficultés, EDC maintient dans ses Prévisions à l’exportation de l’automne 2016 des perspectives prometteuses pour le Canada en 2017. En effet, après une année de stagnation des exportations, les entreprises canadiennes devraient assister à une embellie de 3 % des exportations de biens et de services l’an prochain.

Les trois forces motrices de la croissance du Canada en 2017

1. Le rebond des cours des produits de base en 2017

Les cours des produits de base connaîtront une modeste ascension l’an prochain, et ce, après avoir atteint de très bas niveaux en 2016. Le rebond – quoique modeste – des cours de creux si profonds suffira à insuffler aux secteurs de l’énergie et des minerais de fer la plus forte croissance au Canada. Voilà une excellente nouvelle pour les provinces riches en ressources énergétiques puisque toutes ces provinces regagneront le terrain perdu cette année. D’ailleurs, le premier ministre Trudeau a repris cette bonne nouvelle lorsqu’il a annoncé, le 29 novembre dernier, l’approbation de deux nouveaux projets pipeliniers.

2. La faiblesse persistante du dollar canadien

Le dollar canadien s’appréciera légèrement en 2017, à la faveur d’un sursaut des cours pétroliers et de la performance améliorée des exportations canadiennes. Cela dit, le huard devrait connaître des épisodes de volatilité lorsque la Réserve fédérale américaine relancera son cycle de resserrement et lorsque les investisseurs continueront d’injecter des fonds vers les actifs américains. Ce scénario n’est pas réjouissant pour les consommateurs, mais le manque de tonus du dollar canadien conférera aux exportateurs un avantage induit par les prix, ce qui contribuera à éperonner la croissance de l’économie canadienne en 2017.

3. La poursuite de la lancée des industries manufacturières

À l’instar des exportations de produits de base, qui se redressent après avoir atteint des creux inédits, de grandes industries manufacturières tirent parti de la croissance déjà robuste des dernières années. Par ailleurs, la fermeté de la demande américaine et un huard volant à basse altitude continueront de dynamiser les produits manufacturés, tout particulièrement dans les filières de l’automobile, de l’aéronautique et des biens de consommation. L’essor escompté en 2017 pourrait sembler minimal, mais il s’inscrit du parcours ponctué de réussites de ces industries.

Maintenir le cap malgré la rhétorique anticommerce

Le rebond des cours pétroliers, un huard faiblard ainsi qu’une vigoureuse demande américaine constitueront autant de signaux d’une montée en cadence de l’économie canadienne l’an prochain. Ces perspectives se concrétiseront à condition que la rhétorique anticommerciale reste sans suite. Jusqu’à ce que le monde soit fixé, la période d’incertitude pourrait se révéler un moment idéal pour les entreprises canadiennes de saisir des occasions internationales auxquelles leurs concurrents étrangers pourraient renoncer.

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