Les produits agroalimentaires canadiens ont la cote en Corée du Sud

Les produits agroalimentaires canadiens ont la cote en Corée du Sud

Lorsque plus de cinquante millions de consommateurs commencent à développer un appétit pour vos produits, voilà qui est bon pour les affaires. Si vous êtes un acteur de l’industrie alimentaire canadienne, préparez-vous : c’est exactement ce qui se passe en ce moment en Corée du Sud.

Mike Weisbart a été directement témoin de cette évolution des goûts.

« En Corée, il est devenu à la mode d’essayer de nouveaux aliments de l’étranger offrant une qualité supérieure », précise M. Weisbart, de la Chambre de commerce du Canada en Corée. « La hausse du revenu disponible fait qu’il est désormais plus facile pour les Sud-coréens d’acheter des aliments provenant de l’étranger, tout particulièrement des aliments et des viandes transformés. »

D’autre part, M. Weisbart croit que cette évolution s’explique par deux facteurs : le gouvernement a allégé ses restrictions sur les importations, et l’industrie alimentaire au pays est relativement peu développée. Résultat : les sociétés étrangères commencent à combler ce vide.

Cette conjoncture est prometteuse pour les producteurs agroalimentaires canadiens à l’ensemble du pays. Le homard de l’Atlantique, le bœuf de l’Alberta et le vin de glace de la Colombie-Britannique, par exemple, devraient y gagner. Ces producteurs pourront aussi tirer parti de la réputation déjà très enviable du Canada en tant que fournisseurs de produits de qualité sur le marché sud-coréen.

« Notre solide réputation sur ce marché est en grande partie attribuable à l’image de marque du Canada à l’échelle mondiale », déclare Allison Boulton, conseillère en commerce international auprès de Small Business B.C., organisme établi en Colombie-Britannique. Mme Boulton possède une vaste expérience dans la prestation de services aux entreprises exportant vers la Corée du Sud.

« Le Canada est perçu par les consommateurs de partout sur la planète comme une terre d’espaces magnifiques, vastes et purs. Il n’est donc pas étonnant que les Coréens aient du Canada l’image d’un pays d’air pur, d’eaux claires, et de prairies dorées et ondoyantes. Je pense que les consommateurs sud-coréens transposent cette image aux produits alimentaires du Canada : les poissons sont pêchés dans des eaux cristallines et les céréales poussent dans des champs au milieu de paysages enchanteurs. Cette image a assurément une incidence. »

Les consommateurs coréens ont un appétit pour nos produits, voilà qui est bien. Mais à quoi doivent s’attendre les sociétés canadiennes faisant affaire sur ce marché? Selon le classement de la Facilité de faire des affaires de la Banque mondiale, la Corée du Sud se hisse au 4e rang (les États-Unis et le Canada y occupent respectivement les 7e et 14e rangs), et de tous les marchés asiatiques, le pays obtient les meilleures notes pour la qualité de ses infrastructures, sa population très instruite et sa main-d’œuvre qualifiée, ainsi que ses normes améliorées en matière de gouvernance d’entreprise.

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De plus, la ratification récente (janvier 2015) de l’Accord de libre-échange Canada-Corée, qui réduit les droits de douane sur une foule de produits alimentaires canadiens, appuie favorablement le rayonnement des entreprises canadiennes dans le « pays du matin calme ».

Il existe néanmoins des barrières, comme c’est le cas sur tout marché étranger très différent du nôtre. Par exemple, la langue, la culture et les différentes façons de faire des affaires peuvent apporter leur lot de difficultés.

Voici quelques conseils de spécialistes qui ont réussi à surmonter ces défis.

Allison Boulton, Small Business B.C.

« Vous devez vous consacrer vous-même à votre réussite sur ce marché si vous êtes à la tête d’une petite entreprise. Prenez l’avion pour la Corée du Sud afin de vous faire une idée précise de l’industrie ou du secteur où vous souhaitez évoluer. Dressez la liste des concurrents et choisissez votre créneau. Faites le travail de préparation qui s’impose et profitez des nombreuses ressources mises à la disposition des exportateurs canadiens. Mieux vous êtes préparé à composer avec les difficultés courantes qui se posent irrémédiablement aux exportateurs, plus vous aurez de temps pour faire croître votre entreprise sur ce marché. »

Mike Weisbart, Chambre de commerce du Canada en Corée du Sud

« Avant de faire affaire en Corée du Sud, vous devez prendre en compte plusieurs éléments de logistique, en particulier si vous vendez des marchandises. Par exemple, le système de distribution est là-bas très complexe. Comme vous aurez besoin d’une personne pour vous aider à vous retrouver dans ce dédale, vous devrez trouver un partenaire local de confiance, ce qui sera essentiel si vous ne parlez par le coréen. Par ailleurs, vous devrez vous familiariser avec le droit du travail, les pratiques comptables et les exigences réglementaires en vigueur en Corée du Sud. Cette entreprise peut paraître difficile, mais sachez qu’il existe de multiples ressources pouvant vous aider à la mener à bien.

Voici quelques ressources utiles pour commencer vos démarches :

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