POS Bio-Sciences : ajouter de la valeur à la chaîne d’approvisionnement mondiale grâce à l’innovation de calibre international

POS Bio-Sciences : ajouter de la valeur à la chaîne d’approvisionnement mondiale grâce à l’innovation de calibre international

Cette entrevue fait partie de la série sur le secteur agroalimentaire.

Pour en savoir plus sur les débouchés à l’exportation pour les entreprises du secteur, lisez Nourrir le monde : la croissance démographique mondiale crée d’énormes débouchés à l’exportation pour le Canada.

« Mettre le meilleur des Prairies à la portée du monde et le monde à la portée des Prairies » : voilà la devise de POS Bio-Sciences, selon Dale Kelly, président et chef de la direction de cette entreprise de Saskatoon.

Et il a raison. Depuis ses débuts en 1977, POS a mené plus de 5 400 projets de recherche et développement dans plus de 50 pays. Selon une étude indépendante, chaque dollar investi dans la commercialisation de la R-D a généré 65 $ en nouvelles ventes aux clients.

« Sur 40 ans, ça fait 6 G$ en nouvelle richesse mondiale », explique M. Kelly.

Au départ une installation de recherche subventionnée par le fédéral ayant pour mandat de créer des produits à valeur ajoutée à partir de céréales et d’oléagineux, POS a été privatisée en 2012. Sa nouvelle mission? Devenir un chef de file mondial en création d’ingrédients à valeur ajoutée issus de différents biomatériaux comme les graines, les feuilles, les algues, les huiles marines, les levures et les bactéries.

Alors qu’elle était subventionnée par le gouvernement, l’organisation a contribué au développement d’un protocole pour l’huile de canola, aujourd’hui la norme de l’industrie nord-américaine. Elle a également développé une farine de moutarde affadie maintenant utilisée mondialement.

Parmi ses innovations depuis sa privatisation, notons un processus commercialement viable de transformation des lipides en huiles enrichies d’oméga‑3 de valeur supérieure.

« Nous exportons principalement notre expertise, dit M. Kelly. Puisque nous sommes un tiers offrant un service payant en R-D, nos exportations passent généralement par la chaîne d’approvisionnement. Nos innovations font partie intégrante de certains produits bien connus dans des dizaines de secteurs, comme la biotechnologie agricole, les aliments fonctionnels, les produits de beauté et de toilette, les produits nutraceutiques, les produits pharmaceutiques, les dispositifs médicaux et les bioproduits industriels. »

L’organisation travaille en permanence dans cinq à dix pays. Environ 70 % de ses revenus proviennent de clients hors Canada, et les États-Unis – son principal marché international – représentent environ 80 % de ses ventes.

Selon M. Kelly, l’avantage concurrentiel de POS résulte de trois facteurs : son expérience, son personnel et ses installations.

« Notre expertise est inégalée, et notre réputation mondiale s’est bâtie par le bouche-à-oreille. Nous avons fait très peu de marketing au fil des ans. Notre notoriété provient de notre réputation en matière de confidentialité, d’expertise en commercialisation, d’innovation et de qualité des projets, explique-t-il. Nous employons aussi les meilleurs talents. Ensemble, nos employés maîtrisent 14 langues. Des clients de partout viennent travailler avec notre équipe de pointe formée de scientifiques, de chercheurs et d’ingénieurs. Et nous disposons des meilleures installations dotées du meilleur équipement. POS est unique en Amérique du Nord : elle compte sur deux sites et plus de 1 000 pièces d’équipement pour produire des données exploitables à l’échelle commerciale. »

Ce succès mondial n’est pas arrivé du jour au lendemain, ni sans embûches. Ce sont plutôt le travail acharné, la recherche et les leçons tirées des erreurs qui ont fait avancer l’organisation.

« Pour exporter, il ne s’agit pas de connaître toutes les réponses, mais de recueillir la bonne information et de prendre la meilleure décision possible dans les circonstances, soutient M. Kelly. L’échec fait partie du processus de commercialisation, une leçon que nous transmettons à nos clients. Nous apprenons de nos erreurs et continuons d’enrichir nos connaissances, lesquelles occupent une place de plus en plus importante dans notre proposition de valeur depuis les 35 dernières années. »

Autre élément essentiel de cette proposition : la connaissance des clients.

« Écoutez votre client, anticipez la direction que prendra le du marché et livrez la qualité promise. L’innovation n’est pas une fonction, mais une culture, ajoute M. Kelly. Les clients font appel à nous en raison de notre expérience : nous avons relevé des défis techniques, évalué des processus d’essai, franchi des obstacles réglementaires et trouvé le matériel et l’équipement dont ils auront besoin pour réussir sur la scène mondiale. Le monde évolue rapidement. Ne laissez pas votre ignorance passée vous hanter; préoccupez-vous plutôt de ce que vous devrez savoir à l’avenir. »

L’augmentation considérable de la population mondiale – laquelle est passée d’environ 6 milliards à plus de 7,4 milliards dans la dernière décennie – a entraîné une transformation rapide du secteur agroalimentaire. Il y a dix ans, la Saskatchewan ne produisait pratiquement pas de légumineuses. Aujourd’hui, elle fournit la moitié de la consommation mondiale annuelle.

« Cette transformation a profondément modifié la portée de nos activités et celle de l’économie mondiale, croit M. Kelly. La décision de l’ONU de désigner 2016 comme l’Année internationale des légumineuses montre l’importance de cette industrie, qui a été et restera centrale au succès de POS. »

Bien que la réussite mondiale de POS ne fasse aucun doute, l’organisation admet connaître certaines difficultés au pays. Ce défi d’aujourd’hui constitue toutefois une occasion de demain.

« POS est bien mieux connue à l’international qu’ici, affirme M. Kelly. Cette situation pose certains défis, mais représente aussi des occasions sans précédent. Par exemple, nous pouvons former un partenariat avec d’autres entreprises canadiennes pour faire grimper nos exportations dans la chaîne de valeur – de l’expédition de produits bruts à celle de produits de valeur supérieure destinés à divers marchés. Le monde veut se procurer les produits canadiens; nous devons aider les entreprises du pays à tirer le meilleur profit de leurs cultures pour que le Canada profite ensuite de la valeur créée. »

Obtenez d’autres conseils de Dale Kelly sur l’exportation ici.

Catégories Agroalimentaire

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